fév 24 2008

Lexique

Publié par Claire et Greg

Agenda 21

(source Wikipédia) - En 1992, lors du sommet de la Terre de Rio, 173 pays adoptent le programme Action 21 (connu en anglais comme Agenda 21). C’est une déclaration qui fixe un programme d’actions pour le XXIe siècle dans des domaines très diversifiés afin de s’orienter vers un développement durable de la planète. Ainsi, Action 21 énumère quelques 2500 recommandations concernant les problématiques liées à la santé, au logement, à la pollution de l’air, à la gestion des mers, des forêts et des montagnes, à la désertification, à la gestion des ressources en eau et de l’assainissement, à la gestion de l’agriculture, à la gestion des déchets. Aujourd’hui, le programme Action 21 reste la référence pour la mise en œuvre du développement durable au niveau des territoires. Dans le cadre du chapitre 28 de cet Agenda 21, les collectivités territoriales sont invitées, en s’appuyant sur les partenaires locaux que sont les entreprises, les habitants et les associations, à mettre en place un Agenda 21 à leur échelle, appelé Agenda 21 local.

 

AMAP - Association pour le maintien d’une agriculture paysanne

(source - site du réseau des AMAP) - Les AMAP, Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, sont des partenariats de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme, souvent située en zone péri-urbaine, se développant à partir de la vente directe par souscription des produits de cette dernière. Elles sont adaptées à tout type de production, et particulièrement à celle des fruits et légumes.

 

Architecture bioclimatique

(source Wikipedia) - Un habitat bioclimatique est un bâtiment dans lequel le chauffage et la climatisation sont réalisés en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air. La conception bioclimatique de l’habitat est appelée parfois bioclimatisme.

Cela consiste donc à trouver une adéquation entre l’habitat, le comportement des occupants et le climat, pour réduire au maximum les besoins de chauffer ou de climatiser.

 

Autopartage

(source Wikipedia) - L’autopartage (car sharing en anglais) est un système dans lequel une société, une agence publique, une coopérative, une association ou même un individu met à la disposition des membres du service d’autopartage une flotte de véhicules selon différents principes.

Les coûts et les activités d’achat et d’entretien des véhicules sont transférés au service d’autopartage. Ce fonctionnement existe sous différentes formes depuis les années 50, mais depuis une décennie, il devient une véritable alternative à la propriété individuelle d’une voiture. Aujourd’hui (2006), on trouve des services d’autopartage dans plus de 600 villes dans le monde.

L’autopartage est aujourd’hui particulièrement répandu en Suisse, Allemagne, Pays-Bas et commence à se faire connaître dans d’autres pays d’Europe. Il existe aussi sur le continent américain notamment au Canada, et il connaît d’importants développements ces dernières années aux Etat-Unis.

 

Biopiraterie

(source Wikipedia) - La biopiraterie (ou biopiratage) est un terme relatif à l’appropriation du vivant, principalement utilisé pour décrire les brevets pris par les grosses firmes privées du génie génétique à partir des années 1980 pour s’approprier un droit exclusif sur les gènes du génome humain, des plantes, et de façon plus large tout ce qui est vivant, notamment les ressources de peuples du Tiers-Monde. Le terme est aussi utilisé pour décrire une utilisation illégale de ressources naturelles, c’est-à-dire pour parler clairement d’un vol (par voie législative autorisé par une cour états-unienne) qui consiste en l’appropriation juridique d’une ressource naturelle au profit d’une firme privée, sous prétexte qu’elle est la première dans la course au brevet. L’office des brevets américains délivre chaque année 70 000 brevets dont 15% sur le vivant. Il existe seulement 3 offices des brevets: aux USA, au Japon et en Europe. Depuis 1980, ces offices autorisent le brevetage du vivant.

 

BIP 40 - Baromètre des Inégalités et de la Pauvreté

(Source - site du BIP 40) - Le BIP 40 est un indice agrégé cherchant à mettre en avant les questions de pauvreté et d’inégalités. Pour le composer, il s’agit d’abord d’identifier les séries statistiques qui sont censées refléter les diverses dimensions des inégalités et de la pauvreté, puis de les additionner. Cette démarche est largement tributaire des statistiques disponibles (sur certains sujets, comme la santé, l’information fait singulièrement défaut). La démarche comporte aussi une part d’appréciation plus subjective dans le choix des indicateurs retenus ainsi que dans le poids accordé à chacun d’eux. Cet indicateur prend notamment en compte des données concernant, l’emploi, les revenus, le logement, la santé…

 

Commerce équitable

(source Wikipedia) - Le commerce équitable est un mouvement social et un partenariat commercial qui obéit à différentes normes sociales, économiques et environnementales ayant pour but d’améliorer la situation des producteurs qui y adhèrent. Le mouvement privilégie les échanges commerciaux Nord-Sud, tout particulièrement dans les secteurs alimentaires et des matières premières (café, cacao, sucre, thé, bananes, miel, coton, fruits frais etc.) mais aussi dans l’artisanat.

La démarche de commerce équitable a pour but de modifier en profondeur les pratiques commerciales et de consommation en proposant un modèle de production et d’organisation alternatif préservant les droits des producteurs et travailleurs marginalisés. Les tenants du commerce équitable font ainsi la promotion de la démocratie, de la transparence et du respect des droits de l’homme, autour d’objectifs définis par les producteurs, dont des prix de production déterminés non seulement par les coûts économiques, mais en prenant aussi en compte les coûts de production humains, sociaux et environnementaux.

 

Déchet ultime

(source - Actu-environnement) - Déchets qui ne sont plus valorisables, ni par recyclage, ni par valorisation énergétique. A ce titre, il sont réglementairement les seuls à pouvoir être stockés (enfouis) dans un Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU).

Selon l’article L 541-1 du Code de l’Environnement, le déchet ultime est défini comme un déchet, résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux.

 

Décroissance

(source Wikipédia) - La décroissance est un concept politique, économique et social, se plaçant à l’opposé du consensus politique actuel, selon lequel la croissance économique est un bienfait. Les adeptes de la décroissance proposent de lui substituer une diminution de la consommation et de la production, basée notamment sur la simplicité volontaire, permettant de respecter le climat, l’écosystème et les êtres humains.

La décroissance n’est pas considérée par ses défenseurs (« downshifters » ou « downsizers » pour les anglophones, « objecteurs de croissance » en français) comme un dogme politique, ni un modèle économique. Ainsi pour Paul Ariès : « Ce n’est pas une idéologie ni un modèle économique de plus, c’est d’abord un mot-obus pour pulvériser la pensée économiste dominante. » De la même façon, Serge Latouche considère qu’il s’agit d’une « trouvaille rhétorique heureuse » et préfère le terme d’a-croissance, comme on parle d’« a-théisme ».

 

Développement durable

Selon le rapport Brundtland, le développement durable est : “un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.”

Le développement durable est souvent décrit comme un équilibre entre 3 piliers : écologique, économique et social et représenté selon le schéma suivant :

 

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On peut aussi présenter ses trois piliers de façon concentriques ce qui se traduit par la définition suivante : le développement durable s’appuie sur une base écologique (contrainte liée à la finitude des ressources naturelles), un moyen économique et une finalité sociale.

(source Wikipedia) Autrement dit, il s’agit, en s’appuyant sur des valeurs (responsabilité, participation et partage, débat, partenariat, innovation, pérennité, réversibilité, précaution et prévention et solidarité ; sociale, géographique et transgénérationelle) d’affirmer une approche double et conjointe :

  • Dans l’espace : chaque habitant de cette terre a le même droit humain aux ressources de la Terre ;
  • Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir.

Des écologistes et autres personnalités de divers bords politiques considèrent le terme « développement durable » comme un oxymore, certains préférant le qualificatif de soutenable à celui de durable.

 

Effet rebond

(source - article sur la décroissance de Wikipedia) - L’« effet rebond », couramment utilisé en économie de l’énergie, décrit l’effet d’une amélioration d’efficacité de l’utilisation d’une ressource sur sa demande : si l’efficacité d’utilisation augmente d’1%, la consommation diminue dans une proportion bien moindre, et peut même augmenter dans certains cas. Certains partisans de la décroissance postulent un « effet rebond » systématique : selon eux, tout progrès technique, toute amélioration de productivité, au lieu de diminuer la consommation de matières premières et d’énergie, conduirait au contraire à produire beaucoup plus, donc à consommer davantage, phénomène observé dans le paradoxe de Jevons.

Par exemple, l’avènement de l’informatique et des réseaux dans ses débuts a laissé penser à une disparition possible du support papier. En fait, on en a constaté dans un premier temps une augmentation de la consommation. Selon le fabricant de fournitures de bureau Esselte, la demande de papier a progressé de 40% dans les entreprises qui ont instauré un système de courrier électronique, parce que les employés ont tendance à imprimer leurs e-mails avant de les lire. La diminution a par ailleurs été compensée par l’essor des pays émergents devenus consommateurs. Toutefois, la baisse de tirage des journaux papiers a fini par l’emporter, notamment en Amérique du Nord, et est l’une des causes de la crise papetière de 2005.

Autre exemple : l’industrie automobile. Il est aujourd’hui possible de produire des véhicules moins polluants par unité de puissance qu’il y a quelques dizaines d’années ; mais comme leur nombre, leur puissance, leur masse, les kilomètres parcourus, les habitacles climatisés augmentent, la pollution automobile augmente aussi. Le même argument est avancé concernant le recyclage dont l’effet, pourtant important, ne suffit pas toujours à compenser l’augmentation de production de déchets par habitant.

Serge Latouche avance : « les baisses d’impact et de pollution par unité se trouvent systématiquement anéanties par la multiplication du nombre d’unités vendues et consommées ».

 

Empreinte écologique

(source - site du WWF) - L’empreinte écologique est une mesure de la pression qu’exerce l’homme sur la nature. C’est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d’absorption de déchets.

Imaginez que vous êtes un Robinson Crusöé isolé sur une île déserte : quelle devrait être la taille de votre île (terre, lagon et mer accessible compris) pour vous permettre de vivre en autarcie de façon durable et répondre à vos besoins en nourriture, chauffage, matériaux de construction, air pur, eau potable, absorption de déchets ?

Cette surface représente l’empreinte écologique de notre Robinson Crusoé. On comprend intuitivement que si le mode de vie de notre naufragé exerce une pression trop forte sur son île (s’il fait par exemple des grands feux de camp tous les soirs pour tromper sa solitude), c’est-à-dire si son empreinte écologique est supérieure à la taille de son île, sa survie risque d’être compromise à plus ou moins long terme…

A l’échelle d’une personne, l’empreinte écologique est une estimation de la superficie nécessaire pour répondre à l’ensemble de vos besoins en ressources naturelles.

 

Energie grise

(source Wikipedia) - L’énergie grise est la quantité d’énergie nécessaire à la production et à la fabrication des matériaux ou des produits industriels. En théorie, un bilan d’énergie grise additionne l’énergie dépensée lors :

  • de la conception du produit ou du service
  • de l’extraction et le transport des matières premières
  • de la transformation des matières premières et la fabrication du produit ou lors de la préparation du service
  • de la commercialisation du produit ou du service
  • de l’usage ou la mise en œuvre du produit ou lors de la fourniture du service
  • du recyclage du produit

HQE - Haute Qualité Environnementale

(source - Chambre de commerce et d’industrie de Paris) - La démarche HQE®, promue par l’Association HQE, n’est ni un label ni une norme mais une démarche volontaire de management de la qualité environnementale des opérations de construction ou de réhabilitation des bâtiments.

Cette démarche vise à maîtriser les impacts des bâtiments sur l’environnement extérieur (amélioration de la performance énergétique, limitation des émissions de polluants, réduction de la production de déchets) et à créer un environnement intérieur sain et confortable. Il s’agit d’une réponse opérationnelle à la nécessité d’intégrer les critères du développement durable dans l’activité du bâtiment.

Cette démarche :
- induit une prise en compte de l’environnement à toutes les étapes de l’élaboration et de la vie des bâtiments : programmation, conception, construction, gestion, utilisation, démolition… ce qui correspond à la mise en place d’un système de management environnemental de l’opération, établi et conduit sous la responsabilité du maître d’ouvrage,
- nécessite l’intégration d’exigences environnementales dans le projet, exigences qui sont fixées selon le contexte et les priorités du maître d’ouvrage.

Afin d’aider les maîtres d’ouvrage dans la définition des objectifs environnementaux, l’association HQE a défini 14 cibles indicatives :

Maîtriser les impacts sur l’environnement extérieur

Cibles d’éco-construction :
• Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat
• Choix intégré des procédés et produits de construction
• Chantiers à faible nuisance (déchets, bruit, pollution)

Cibles d’éco-gestion :
• Gestion de l’énergie
• Gestion de l’eau
• Gestion des déchets d’activité
• Gestion de l’entretien et de la maintenance

Créer un environnement intérieur satisfaisant

Cibles de confort :
• Confort hygrothermique
• Confort acoustique
• Confort visuel
• Confort olfactif

Cibles de santé :
• Conditions sanitaires des espaces
• Qualité de l’air
• Qualité de l’eau

 

IDH - Indice de Développement Humain

(source PNUD et Wikipédia) - Cet indicateur a été créé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en 1990. Il évalue le niveau de développement humain des pays.

Il prend en compte :

- la santé/longévité (mesurée par l’espérance de vie à la naissance), qui permet de mesurer indirectement la satisfaction des besoins matériels essentiels tels que l’accès à une alimentation saine, à l’eau potable, à un logement décent, à une bonne hygiène et aux soins médicaux. En 2002, la Division de la population des Nations Unies a pris en compte dans son estimation les impacts démographiques de la pandémie du sida pour 53 pays, contre 45 en 2000.

- le savoir ou niveau d’éducation. Il est mesuré par le taux d’alphabétisation des adultes (pourcentage des 15 ans et plus sachant écrire et comprendre aisément un texte court et simple traitant de la vie quotidienne) et le taux brut de scolarisation (mesure combinée des taux pour le primaire, le secondaire et le supérieur). Il traduit la satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité à participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société ;

- le niveau de vie (logarithme du produit intérieur brut par habitant en parité de pouvoir d’achat), afin d’englober les éléments de la qualité de vie qui ne sont pas décrits par les deux premiers indices tels que la mobilité ou l’accès à la culture.

 

Lombricompostage

(source - site lombriculture.fr) - Le lombricompstage consiste à produire du compost à l’aide des vers. On utilise les vers rouges de Californie car ils consomment une quantité énorme de déchets et ils sont très robustes.

Ils mangent la matière végétale en décomposition et la rejettent en fines particules qui enrichissent le sol. Ils peuvent absorber et rejeter chaque jour l’équivalent de leur poids. En plus, les vers creusent des tunnels et aèrent la terre en favorisant l’enracinement des plantes et le développement des micro organismes. Le lombricompostage vous permet chez vous de recycler vos déchets en lombricompost pour votre jardin.

 

Maison passive et maison à énergie positive

Microfinance

(Source Planetfinance) - On entend par microfinance l’offre de services financiers (crédit, épargne, assurances, etc.) aux populations pauvres, exclues du système financier. Sans revenus et sans propriété, ces populations ne sont pas en mesure d’offrir des garanties bancaires, et sont donc en général « oubliées » des institutions financières et des banques.

[…]- Le microcrédit permet à des femmes et des hommes démunis de démarrer une petite activité génératrice de revenus : une microentreprise. Le prêt est ensuite remboursé grâce aux revenus de cette entreprise.

- Un service d’épargne sécurisé permet aux populations les plus pauvres d’assurer un avenir à leur famille, et avec la microassurance, l’épargne protège des chocs externes (catastrophes naturelles, crises macro-économiques) des populations qui y sont le plus souvent les plus sensibles.

 

OMD - Objectifs du Millénaire pour le Développement

(source - site de l’ONU) - Pour engager le XXIe siècle sous de bons auspices, les États Membres des Nations Unies sont convenus de huit objectifs essentiels à atteindre d’ici à 2015.

Ces objectifs du Millénaire pour le développement, qui vont de la réduction de moitié de l’extrême pauvreté à l’éducation primaire pour tous, en passant par l’arrêt de la propagation du VIH/sida, et ce à l’horizon 2015, constituent un schéma directeur pour l’avènement d’un monde meilleur.

Les 8 objectifs sont :

  • 1. Réduire l’extrême pauvreté et la faim.
  • 2. Assurer l’éducation primaire pour tous.
  • 3. Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes.
  • 4. Réduire la mortalité infantile.
  • 5. Améliorer la santé maternelle.
  • 6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies.
  • 7. Assurer un environnement durable.
  • 8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Pédibus

 

Permaculture

Principe de précaution

(source - trouvé au hasard d’internet…) - Bien qu’il n’existe pas de définition universellement admise du Principe de Précaution, on peut tenter d’en exprimer l’idée générale comme suit: “Des mesures doivent être prises lorsqu’il existe des raisons suffisantes de croire qu’une activité ou un produit risque de causer des dommages graves et irréversibles à la santé ou à l’environnement. Ces mesures peuvent consister, s’il s’agit d’une activité, à réduire ou à mettre un terme à cette activité ou, s’il s’agit d’un produit, à interdire ce produit, même si la preuve formelle d’un lien de cause à effet entre cette activité ou ce produit et les conséquences redoutées n’a pu être établie de manière irréfutable.” Le principe part de l’idée qu’avant de mettre un produit sur le marché ou de démarrer une activité (par exemple faire fonctionner une installation déterminée), il convient d’en évaluer de façon approfondie les risques éventuels pour l’homme et pour l’environnement.

 

SEL - Système d’échange local

Les SEL ou Systèmes d’Echanges Locaux, sont des groupes de personnes qui échangent entre elles des services, des savoirs et des biens, au moyen d’une unité d’échange choisie par les membres mais sans argent.

Par exemple, Paul donne un cours de cuisine à Anne, qui donne un cours d’informatique à Justin, qui lui, promène le chien de Bénédicte tandis que Bénédicte garde les enfants d’Hervé et qu’Hervé va aider Pascal à déménager.

Les avantages des SEL :

- De nombreuses personnes manquent d’argent pour acheter ce dont elles ont besoin. Les SEL leur permettent d’accéder à des biens et à des services sans argent, par échange de bons procédés.

- De plus en plus de gens sont à la recherche de savoir-faire et de convivialité. Les SEL sont un bon moyen pour rencontrer des gens et échanger des connaissances, des savoirs faire.

- Beaucoup de gens disposent de temps, de compétences et de produits qu’ils ne peuvent pas mettre sur le marché. Les SEL sont aussi une bonne occasion de partager ce que l’on sait faire et que l’on ne peut pas toujours exploiter dans son travail. Cela peut permettre à des gens de reprendre confiance en eux en leur montrant qu’ils sont capables d’apporter des services, de valoriser des compétences auprès d’autres gens.

Il existe de nombreux systèmes d’échanges locaux en France et à l’étranger. Ils sont ouverts à tous, riches ou pauvres (en terme d’argent) et permettent de créer plus de liens de proximité et de lutter contre la précarité et l’exclusion.

 

Simplicité volontaire

(source Ekopedia) - La simplicité volontaire consiste à adopter un mode de vie moins dépendant de l’argent qui vise à satisfaire ses vrais besoins, c’est-à-dire tracer la ligne entre ses besoins et ses désirs. On parle aussi parfois de frugalité.

(source Réseau Québécois de la simplicité volontaire - RQSV) - Pour le RQSV, la simplicité volontaire, c’est :

  • une façon de vivre qui cherche à être moins dépendante de l’argent et de la vitesse, et moins gourmande des ressources de la planète ;

  • la découverte qu’on peut vivre mieux avec moins ;

  • un processus individualisé pour alléger sa vie de tout ce qui l’encombre ;

  • un recours plus grand à des moyens collectifs et communautaires pour répondre à ses besoins et donc un effort pour le développement d’une plus grande solidarité ;

  • le choix de privilégier l’être plutôt que l’avoir, le « assez » plutôt que le « plus », les relations humaines plutôt que les biens matériels, le temps libéré plutôt que le compte en banque, le partage plutôt que l’accaparement, la communauté plutôt que l’individualisme, la participation citoyenne active plutôt que la consommation marchande passive ;

  • la volonté d’une plus grande équité entre les individus et les peuples dans le respect de la nature et de ses capacités pour les générations à venir ;

  • un courant social important qui, bien au-delà du RQSV, tente de répondre à des problèmes de société de plus en plus pressants (course folle de la vie moderne, endettement excessif, insatisfaction malgré une consommation débridée, épuisement professionnel, gaspillage et épuisement des ressources naturelles, désintégration du tissu social, etc.).

Toilettes sèches

(source Wikipédia) - La toilette sèche, aussi appelée toilette à compost, toilette à litière (sèche), ou TLB (Toilette à Litière Biomaîtrisée), est une latrine qui n’utilise pas d’eau et permet de récupérer les excréments pour en faire du compost.

L’intérêt de la toilette sèche, outre le fait de recycler en compost des matières qui habituellement sont rejetées à l’égout et nécessitent des opérations d’épuration des eaux usées, est aussi de ne pas utiliser d’eau du tout. Dans les pays occidentaux, environ 35% à 40% de l’eau potable passe à l’égout, principalement dans les zones urbanisées, la fosse septique étant plus courante dans les zones rurales.

L’usage en est extrêmement simple et devient naturel en très peu de temps. Des toilettes sèches adaptées pour des festivals regroupant plusieurs dizaines de milliers de visiteurs ont été testées positivement, il suffit de prévoir des panneaux explicatifs et un peu de surveillance.

Selon les usagers de ce type de toilette, les motivations peuvent être doubles : soit elles s’inscrivent dans un strict souci écologique ; soit elles s’inscrivent dans une démarche plus globale de recherche d’autonomie, d’une volonté de sortie du système marchand et d’une démarche de réappropriation de techniques et savoirs-faire simples.

 

Autres dictionnaires, encyclopédies et glossaires existants

 

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