jan 11 2009

Fabriquer des marionnettes d’animaux

Pour noël cette année, nous avions décidé de fabriquer un maximum de nos cadeaux. Malheureusement, le temps nous a manqué (nous n’avons même pas assez de temps pour écrire régulièrement sur le blog) et nous n’avons donc pas pu réaliser notre objectif. Nous avons quand même fabriqué pour la petite fille d’un couple de nos amis, une petite série de marionnettes toutes simples et réalisées en grande partie avec du tissu de récupération !

Voici comment les fabriquer.

La base consiste à assembler deux morceaux de tissus épais (j’ai utilisé le tissu d’un vieux manteau en laine) pour former une sorte de gant dans lequel pourra rentrer la main. Ensuite, il suffit d’un peu d’imagination pour ajouter bec, pattes, ailes… (en feutrine) et créer toutes sortes d’animaux ! Pour ma part, j’ai ainsi créé :

un pingouin :


un mouton :

un hibou :

et une coccinelle (avec ma main pour servir d’échelle) :

Et voilà le résultat final :

C‘est vraiment tout simple à faire et on peut créer toutes sortes d’autres animaux. J’ai encore en projet : un cochon, une grenouille, un éléphant… que je ne manquerai pas de vous montrer quand ils seront finis !

On profite également de ce premier article de l’année 2009 pour vous souhaiter à tous une très bonne année !

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déc 09 2008

963 millions de sous-alimentés dans le monde

Voici une dépêche de la FAO, publiée aujourd’hui qui fait un triste état des lieux de l’insécurité alimentaire dans le monde.

Au risque de paraître démago, on pourrait imaginer qu’une partie des centaines de milliards de dollars gaspillés à colmater les brèches dans l’économie mondiale pourrait servir pour que cesse cette insupportable situation dans les pays en développement (peut-être à commencer par l’annulation de la dette de tous ces pays…)

Le bilan s’est alourdi du fait des prix élevés des denrées alimentaires et la crise économique ne présage rien de bon

9 décembre 2008, Rome – Quarante millions de personnes supplémentaires ont rejoint cette année les rangs des sous-alimentés de la planète du fait principalement de la hausse des prix des denrées alimentaires, selon les estimations préliminaires de la FAO. Cela porte le nombre d’affamés dans le monde à 963 millions, contre 923 millions en 2007. Et la crise économique et financière actuelle pourrait entraîner une augmentation du nombre des victimes de la faim et de la pauvreté, met en garde la FAO.

“Les prix des denrées alimentaires ont chuté depuis le début de l’année, mais cela n’a pas mis fin à la crise alimentaire dans beaucoup de pays pauvres”, a déclaré aujourd’hui M. Hafez Ghanem, sous-Directeur général de la FAO, lors de la présentation du rapport annuel de l’Organisation: L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2008.

“Pour des millions de personnes dans les pays en développement, manger le minimum requis pour mener une vie saine et active reste un rêve lointain. Les problèmes structurels de la faim et du manque d’accès à la terre, au crédit et à l’emploi ainsi que les prix élevés des denrées alimentaires demeurent une réalité cruelle”, a ajouté M. Ghanem.

Les prix des principales céréales ont chuté de plus de moitié par rapport aux sommets atteints début 2008, mais ils restent élevés comparés aux niveaux des années précédentes. Bien qu’il ait fortement baissé au cours des derniers mois, l’indice FAO des prix des denrées alimentaires était, en octobre 2008, toujours plus haut de 28 pour cent par rapport à son niveau d’octobre 2006.

Les prix des semences, des fertilisants (et d’autres intrants) ayant plus que doublé depuis 2006, les paysans pauvres n’arrivent plus à augmenter leur production alors que les fermiers riches, notamment dans les pays développés, ont les moyens de faire face à la hausse des coûts des intrants et peuvent s’agrandir. Résultat: l’accroissement de la production céréalière dans les pays développés atteindrait au moins 10 pour cent en 2008 alors qu’il ne dépasserait même pas un pour cent dans les pays en développement.

“Si le recul des prix et les restrictions sur le crédit associés à la crise économique devaient forcer les paysans à réduire les surfaces plantées, un nouveau cycle dramatique affectant les prix des denrées alimentaires  pourrait se déclencher l’an prochain”, a indiqué M. Ghanem.

“L’objectif du Sommet mondial de l’alimentation de 1996 relatif à la réduction de moitié du nombre de sous-alimentés à l’horizon 2015 nécessite une forte volonté politique et des investissements dans les pays pauvres d’au moins 30 milliards de dollars par an pour l’agriculture et la protection sociale des pauvres”, a-t-il rappelé.

L’état des lieux

La grande majorité de la population sous-alimentée vit dans les pays en développement. Ils étaient 907 millions en 2007, selon L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, sept pays rassemblant, à eux seuls, 65 pour cent de ces personnes: Inde, Chine, République démocratique du Congo, Bangladesh, Indonésie, Pakistan et Ethiopie.

Il est évident que des progrès dans ces pays très peuplés pourraient avoir d’importantes répercussions sur la diminution générale de la faim dans le monde, indique le rapport.

L’Asie étant très peuplée et les progrès en matière de réduction de la faim étant relativement lents, environ deux tiers des sous-alimentés du monde vivent dans cette région, soit 583 millions de personnes en 2007. Côté positif, certains pays d’Asie du Sud-Est comme la Thaïlande et le Viet Nam sont sur la bonne voie pour atteindre l’objectif de réduction de la faim du Sommet mondial de l’alimentation. Mais l’Asie du Sud et l’Asie centrale ont essuyé des revers dans ce domaine, selon le rapport.

En Afrique subsaharienne, une personne sur trois (soit 236 millions en 2007) souffre de faim chronique. Cette partie du monde possède la plus forte proportion de personnes sous-alimentées par rapport à la population totale, selon le rapport de la FAO.

L’augmentation du nombre de sous-alimentés est due, en grande partie, à un seul pays: la République démocratique du Congo. Secoué en permanence par des conflits de grande ampleur, ce pays a vu son nombre de personnes souffrant de faim chronique passer de 11 à 43 millions d’individus (en 2003-05) alors que la proportion de personnes sous-alimentées augmentait de 29 à 76 pour cent.

Dans l’ensemble, l’Afrique subsaharienne a fait quelques progrès en réduisant la proportion de personnes souffrant de faim chronique de 34 (1995-97) à 30 pour cent (2003-2005). Le Ghana, le Congo, le Nigéria, le Mozambique et le Malawi ont réussi à réduire fortement la part de leur population sous-alimentée.

Le Ghana est le seul pays qui soit parvenu à atteindre les objectifs du Sommet mondial de l’alimentation et ceux du Millénaire pour le développement. La croissance de la production agricole a joué un rôle déterminant à cet égard.

L’Amérique latine et les Caraïbes ont obtenu les meilleurs résultats en matière de réduction de la faim, mais c’était avant la flambée des prix des denrées alimentaires. Celle-ci a accru le nombre d’affamés dans cette partie du monde, le portant à 51 millions de personnes en 2007.

Les pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord sont en général ceux chez qui les taux de sous-alimentation sont les plus bas du monde en développement. Mais les conflits, notamment en Afghanistan et en Irak, ainsi que la hausse des prix des denrées alimentaires ont fait passer le nombre de sous-alimentés de 15 millions en 1990-92 à 37 millions de personnes en 2007.

Un objectif hors d’atteinte?

Un certain nombre de pays étaient sur la bonne voie pour atteindre les objectifs du Sommet mondial de l’alimentation avant que ne survienne la flambée des prix des denrées alimentaires.

Toutefois, même ces pays ont payé leur tribut, une partie des progrès ayant été annulée par la hausse des prix alors que la crise affectait principalement les plus pauvres, les paysans sans terre et les ménages dirigés par des femmes, a indiqué M. Ghanem.

“Il faudrait un effort mondial considérable et une détermination sans faille ainsi que des actions concrètes pour réduire de 500 millions le nombre de sous-alimentés à l’horizon 2015.”

Le problème de la faim dans le monde pourrait s’aggraver davantage au moment où la crise financière secoue l’économie réelle d’un nombre croissant de pays.

Le recul de la demande dans les pays développés menace les revenus tirés des exportations dans les pays en développement. Les rapatriements de salaires, les investissements et les autres flux de capitaux, notamment l’aide au développement, sont également à risque.

Les économies émergentes resteraient particulièrement vulnérables au tarissement du crédit même s’il s’avérait possible de surmonter la crise à terme.

Pour en savoir plus

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déc 07 2008

Carte des blogs de constructeurs de maison en paille en France

Nous continuons à nous passionner pour la construction en paille et nous cherchons à enrichir nos connaissances, peut-être en attendant de pouvoir nous même construire notre maison avec cette technique.

On a décidé de répertorier sur une carte, les blogs des constructeurs de maison en paille que nous avons pu trouver sur la toile. Voici le résultat :


Agrandir le plan

Cliquer sur les petits repères bleux pour connaître le lieux et l’adresse du blog des constructeurs. Pour des questions de visibilité, n’hésitez pas à agrandir la carte en cliquant sur… “Agrandir le plan”.
N‘hésitez pas à nous en signaler de nouveaux si vous en connaissez (en précisant l’adresse du blog et le lieu de construction), le votre ou celui d’un autre.
La prochaine étape sera d’ajouter des détails de la construction, pour chacun des blogs.

Bonne découverte.

Petit biblio sur les maisons en paille

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nov 30 2008

Coloriage “écolo”

Voici un petit site rigolo qui propose des coloriages “écolo” pour les enfants. Les dessins sont bien sûr en téléchargement libre. Y a plus qu’à imprimer sur du brouillon et hop !

Pour accéder au site :http://e-coloriage.blogspot.com/
Et pour le plaisir, un exemple de coloriage proposé :

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nov 25 2008

Des pesticides dans le raisin : une étude européenne très préoccupante

Une grande enquête a été menée par 5 ONG , dont le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDGRF) pour la France, dans 5 pays européens ( Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont préoccupants :

Résultats globaux.

> 99,2% des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides.

> 0.65mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.

> 20% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents.

> 4,8% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu’on ne doit pas dépasser !

> 3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production.

> Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l’Organisation mondiale de la santé! Le dépassement de cette dose de référence, même une seule fois, peut endommager la santé humaine, en particulier la santé des enfants.

> Et parmi tous ces pesticides de nombreuses matières actives présentaient des risques potentiels pour la santé. On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d’être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.

Et pour la France ?

> 100% des 25 échantillons testés étaient contaminés.

> 0,73mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.

> 44% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides. 51 pesticides différents ont été détectés au total.

> 8,5 pesticides par échantillon en moyenne! Le record pour l’enquête : 16 pesticides dans un échantillon de raisin acheté!

> 16% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu’on ne doit pas dépasser !

> Cerise sur le gâteau, des pesticides interdits d’usage dans toute l’UE ou dans le pays de production ont été retrouvés ! En effet, 2 échantillons de raisins italiens contenaient de l’endosulfan, un pesticide interdit dans toute l’UE. Comme le DDT, l’endosulfan est un polluant organique persistant (POPs) qui provoque des dommages à long terme pour l’environnement. De plus, un autre échantillon de raisin italien contenait l’insecticide bromopropylate qui n’est plus autorisé en Italie depuis fin 2007 !

Télécharger les études :

- Télécharger l’étude complète

- Télécharger les résultats détaillés pour le France

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nov 24 2008

Samedi 29 novembre : journée sans achat 2008 !

Organisée comme chaque année, le dernier samedi de novembre, la journée sans achat est l’occasion de se poser pour réfléchir sur les dérives de notre société consumériste. Cette année encore, participez et faites connaître cette journée où pour une fois, le “pouvoir d’achat” ne remplacera pas la “qualité de vie”.

Et pour mieux illustrer notre propos, un petit texte sur le sujet de l’association “Casseurs de pub” :

“À tous les tartufes qui vont nous dire : « Vous n’avez pas honte d’appeler à une Journée sans achat alors que le monde est en crise ? », nous rappelons que le plus sûr moyen d’aggraver la crise est de continuer dans la fuite en avant du consumérisme sans être capables de s’arrêter pour réfléchir.
La société de consommation est aveugle, il n’y a pas de croissance et de développement économique infinis possibles sur une planète dont les ressources sont limitées.
Nous extrayons aujourd’hui deux fois trop de ressources fossiles, et nous émettons dans l’atmosphère plus de deux fois plus de gaz carbonique que la planète ne peut en absorber. La biodiversité s’effondre.
C’est aujourd’hui que l’extraction du pétrole entre en déclin. La société de consommation engendre un pillage et l’injustice : 20 % de la population de la planète, les pays riches, consomment plus de 80 % des ressources planétaires.
Notre niveau de consommation a un coût : l’esclavage économique de populations entières.
La société de consommation est mortifère, elle réduit l’humain à n’être qu’un agent économique : producteur-consommateur.
Elle nie nos dimensions politique, culturelle, philosophique, poétique ou spirituelle qui sont l’essence même de notre humanité.
Nous devons nous libérer de cet obscurantisme qui consiste à croire en la toute-puissance de la technoscience et à nous défausser sur elle de nos responsabilités.
La science repose sur le doute et non sur la foi.
L’espoir est de réanimer notre conscience et de traduire nos idées au quotidien dans nos actions.
Renouons avec notre capacité d’autolimitation et de création, individuellement, avec la simplicité volontaire, et collectivement, grâce à la décroissance.”

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nov 19 2008

L’argent Dette

En ces temps agités de crise financière, voici le lien d’une vidéo qui circule beaucoup en ce moment : l’argent-dette.

Elle permet de comprendre le processus de création de l’argent. Sous forme de dessin animé, cette vidéo est vraiment très pédagogique. La conclusion est claire :  l’argent se crée… par la création de dette (des États, des entreprises, des ménages…) ! Ca laisse perplexe non ? Alors qu’on a avait tous en tête l’image de la planche à billets des nations (et ou des banques centrales), on apprend que cela ne représente plus que 5% de la masse monétaire aujourd’hui en circulation.

Laissons peut-être le côté conspirationniste du documentaire pour n’en conserver que la vertu pédagogique.

Après cela, on comprend mieux pourquoi on nous rappelle sans cesse que tout va bien que les banques sont saines, qu’il n’y a aucun risque pour nos petites économies… Un aflux massif de clients dans les banques pour récupérer leur argent mettrait le système financier par terre !

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oct 20 2008

Et si on achetait nos aliments directement au producteur ?

Juste pour vous signaler un article sur les phénomènes des AMAP, paru le 2 octobre dernier dans le journal en ligne Rue89.com.

Nous sommes dans une AMAP depuis deux ans déjà et nous en sommes très satisfaits, autant sur la qualité des légumes que sur la relation sociale qui existent au sein de l’AMAP. Pour apporter une précision sur l’article, ce milliers d’AMAP recensées en 2008 produiraient des légumes pour une centaine de milliers d’AMAPiens en France. C’est dire si le phénomène commence à sortir de l’anonymat.

Et si on achetait nos aliments directement au producteur ?

C’est un contrat gagnant-gagnant. D’un côté, des consommateurs soucieux de soutenir une agriculture raisonnée et d’acheter des produits sains et savoureux. De l’autre, des exploitants qui ont besoin de fonds pour lancer leur exploitation, et veulent éviter les circuits de distribution classique. Les premiers s’engagent à payer à l’avance au premier la totalité de leur consommation pour une durée de six mois minimum.

Le producteur fournira chaque semaine à ses clients fruits et légumes mais aussi, selon les termes du partenariat, œufs ou viande. Il s’agit donc bien d’engagement. Les clients partagent avec leur agriculteur les risques et les bénéfices liés à l’activité agricole.

Pour certains participants, la motivation reste la santé et celle de leurs enfants. Mais les purs « Amapiens » s’engagent d’abord pour soutenir les petits producteurs face à la suprématie de la grande distribution. Ils prônent, par la même occasion, la consommation locale et peu polluante.

L’idée

Le concept de l’Amap naît au Japon, dans les années 60, suite à plusieurs scandales de contaminations. Installé en Suisse, en Autriche, aux Etats-Unis ou encore au Canada, il arrive en France en 2001. Daniel Vuillon, agriculteur aubagnais de père en fils, rapporte l’idée d’un voyage à New-York ! Qui l’eut cru ?

Pris à la gorge par les lois du marché et menacés d’expropriation (15 000 exploitations disparues en cinq ans dans la région Paca), Daniel Vuillon et sa femme Denise, recevant le soutien de l’association Attac, tentent leur chance auprès d’une poignée de consommateurs en leur proposant de devenir leur « fermier de famille », comme l’appellent les Québécois.

Ces trois dernières années, les filières courtes ont connu un véritable boum

Chaque semaine, ils pourront venir chercher un panier de fruits et légumes à la ferme. A la surprise générale, l’engouement ne se fait pas attendre. Aujourd’hui, la ferme des Olivades, dans la famille depuis 1864, fournit en fruits et légumes frais 210 foyers, emploie cinq personnes à temps plein et essaime à travers tout le pays. Ces trois dernières années, les filières courtes ont connu un véritable boum. On parle d’un millier d’Amap en 2008.

Daniel Vuillon explique ce succès :

 

« Les consommateurs ont pris conscience de ce qu’on leur imposait avec la vache folle. Rendre un herbivore carnivore pour qu’il soit plus productif est absurde !

« Les personnes qui se tournent vers les Amap ou autre système de circuit court ont entamé une réflexion sur leur santé, sur leur mode de vie et sur l’environnement également. »

Mais qui sont ces nouveaux consommateurs ? Ces mangeurs citoyens, comme les appelle Claire Lamine, auteur du livre « Les Amap, un nouveau pacte entre producteurs et consommateurs » ? Les précurseurs sont, à n’en pas douter, des militants d’Attac, des écologistes ou encore des amoureux de la terre.

Les plus récents engagés émergent des couches sociales intellectuelles. En revanche, Claire Lamine est catégorique : « les Amap ne concernent clairement pas, ou très peu, les ménages défavorisés ». Le prix est d’abord un peu plus cher que dans le commerce, de 10 à 15 euros le panier pour deux personnes pour une semaine. Qu’il faut avancer, même si des modalités de paiement sont possibles.

 Plus que des consommateurs, les adhérents des Amap sont des militants

 Chacun s’engage formellement à récupérer son panier toutes les semaines à un point de collecte déterminé, à date et heure fixe. En cas d’absence, la personne devra trouver un remplaçant pour éviter tout gaspillage. Une fois rentré à la maison, le mangeur devra également prendre le temps de cuisiner ces 3, 4 ou 5 kg de fruits et légumes avant l’arrivée du prochain panier…

Bref, être Amapien revient à adhérer à une véritable association pour des raisons bien établies : la pérennité de notre agriculture, l’environnement, la « bonne-bouffe », et aussi la convivialité !

 Comment la mettre en pratique

 Près de 150 Amap en région Paca, 70 en Ile-de-France, une cinquantaine en Rhône-Alpes ; elles fonctionnent autant en campagne qu’en ville. La pratique en entreprise devient aussi très tendance. Au sein de Radio France, Ruth Stégassy, animatrice de l’émission Terre à terre sur France Culture, crée en 2005 L’Amap des Ondes réservée aux salariés de la maison ronde.

Et puis, certaines associations assouplissent leurs règles pour faire venir les plus farouches :

 

  • Certaines vendent des demi-paniers, pratiques pour les personnes seules.
  • D’autres organisent des systèmes de remplaçants pour distribuer les fruits et légumes des absents.
  • A Aix-en-Provence, une association étudiante propose depuis septembre 2007 des paniers à 4 euros, moins cher qu’un paquet de cigarette !
  • La fameuse Courgette solidaire, en Seine-Saint-Denis, en réserve certains à moitié prix pour les personnes à revenu modeste et accepte les chèques d’aide alimentaire.

Mais ceux que les Amap aident le plus restent les agriculteurs. Le producteur de la « Courgette solidaire » travaille en partenariat avec deux autres Amap. Grâce à ce système, il produit désormais en fonction de la demande et obtient un taux de pertes quasi nul. Il a pu embaucher deux salariés à plein temps et trois saisonniers, qui s’occupent de la production et de la distribution.

Contre 150 euros, 5 kg de miel de châtaigner bio par an pendant cinq ans

Pour François Ribaute, jeune agriculteur tout juste diplômé, le modèle des circuits courts lui a permis de s’installer en tant qu’apiculteur dans les Cévennes. En 2007, il propose à de potentiels consommateurs de faire équipe. Contre 150 euros, ils recevront 5 kg de miel de châtaigner biologique par an pendant cinq ans, soit 6 euros le kg (contre 7 euros en moyenne pour du miel non biologique). Et 150 euros, c’est ce qu’il lui faut pour acquérir une ruche et ses abeilles.

Au printemps 2008, François comptabilise 40 contrats lui permettant de construire son premier cheptel. Et Daniel Vuillon, lui-même, a déserté les marchés et quitté les hangars de la grande distribution pour consacrer ses 10 hectares à ses consom’acteurs.

Pour François Lerique, fondateur du réseau des Amap d’Ile-de-France (également animateur de Terres fertiles), le jeu en vaut la chandelle :

 

« On parle de militantisme effectivement, mais de plus en plus de consommateurs réfléchissent à leurs actes d’achat. Le prix d’un panier d’Amap n’est pas négligeable mais correspond à la réalité du travail du paysan et non pas à la loi du marché. »

Sur les contraintes de régularité, l’homme répond du tac au tac : « C’est la même contrainte que celle du club de sport. Une fois qu’on a payé, il faut y aller toutes les semaines. » Et pourquoi a-t-on payé ? Pour notre santé…

Alors quelque soit la motivation des mangeurs, l’Amap se présente comme un palliatif parmi d’autres. Claire Lamine explique :

 

« Il est difficile d’imaginer que cette formule soit une solution pour les dizaines de serristes qui font faillite à cause de la concurrence des légumes espagnols ou d’ailleurs. En revanche, les Amap ont fait la preuve qu’elles pouvaient permettre à des paysans assez diversifiés de bien s’en sortir. »

Pour les plus convaincus, plusieurs guides de création d’Amap existent. Le livre de Séverine Millet, « La Stratégie du colibri » en dévoile une version très complète. Et pour les simples mangeurs, les coordonnés des différentes Amap se trouvent facilement sur Internet.

Petit  bémol peut-être, tous les AMAPiens ne sont pas des consomm’acteurs, des militants comme le dit l’article. Il y a toujours une faible fraction d’entre eux qui vient à la distribution hebdomadaire comme on vient faire ses courses. Ceux là  ne participent pas aux activités comme les distributions ou les visites à la ferme (quelques travaux, une à deux fois par an pour faire du désherbage, de la récolte…). L’ouvrage de Claire Lamine (cf. Pour en savoir plus) l’explique très bien.

Précisons que toutes les AMAP ne sont pas en agriculture biologique. C’est un gros sujet de discussion au sein des réseaux.

Il est également important de trouver un moyen pour que toutes les catégories sociales puissent avoir accès à une alimentation saine. Cela ne veut pas dire que les légumes bio en AMAP soient chers dans l’absolu, c’est simplement que l’agriculture “classique” (avec les pesticides, les nitrates, les énormes tracteurs et tout et tout…) bénéficie d’énormes subventions que n’ont pas les maraîchers en AMAP. Si le mouvement prend beaucoup d’importance, on peut espérer qu’il pourrait un jour faire contre poids et bénéficier d’un reéquilibrage par rapport à l’agriculture “classique” (mais bon, la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement sur la question de l’agriculture biologique ne laisse pas beaucoup d’espoir)

Pour en savoir plus

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oct 17 2008

Le Clan du néon contre les enseignes lumineuses

Clan du néon

Le clan du néon est ensemble de petits groupes de militants décidés à lutter contre l’invasion publicitaire, la pollution lumineuse et le gaspillage d’énergie liée aux enseignes lumineuses qui envahissent nos nuits citadines.

Et pour lutter contre les enseignes lumineuses… et bien il suffit simplement de les éteindre ! Ca vous paraît compliqué ? Et pourtant rien de plus simple puisqu’à coté de chaque enseigne se trouve un “gros interrupteur” avec marque dessus NEON… qu’il suffit d’abaisser pour éteindre la dite enseigne.

Une lutte pacifique, pédagogique et efficace puisque les groupes du clan du néon se contentent d’éteindre la lumière superflue en laissant un mot à l’attention du gérant de la boutique pour expliquer la démarche. Il n’y a aucune dégradation.

D‘ailleurs le phénomène prend de l’ampleur et le clan du néon commence à faire des petits dans pas mal de villes en France et à l’étranger.

Pour plus d’information, leur site présente en vidéo la méthode pour que chacun puisse très facilement, éteindre quelques enseignes sur son chemin ! Ca fait envie !

http://clanduneon.over-blog.com/

Mode d’emploi pour éteindre une enseigne lumineuse : http://clanduneon.over-blog.com/article-12122718.html

Merci au lecteur du Plancher des vaches qui nous avait fait découvrir ce petit groupe bien sympathique !

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oct 13 2008

Bienvenue dans la poubelle des mondes

On vous retranscrit ici une affiche collée sur presque tout le trajet menant à la Biennale de l’Environnement qui a eu lieu à Bobigny fin septembre. Assez radical sur la forme et sans doute un poil anarchiste sur le fond, ça fait quand même plaisir  de voir ce genre de texte affiché de façon sauvage sous les yeux de tout le monde. Le texte n’a pas été signé et on n’a rien trouvé sur le Net.

 

Bienvenue dans la poubelle des mondes

Deux siècles de développement industriel auront réussi à tout gangrener : la Terre, l’eau, l’air, rien n’y échappe. Plus personne ne peut ignorer dans quelle poubelle des mondes nous sommes contraints de vivre : fuite radioactive au Tricastin, PCB dans le Rhône, lait à la dioxine en Bretagne et ailleurs… “Accidents” industriels ? C’est plutôt la routine du désastre qui suit son cours.

Les États, les industriels, les experts et contre-experts sont donc obligés de reconnaître que la planète est à bout de souffle. Au nom de la soumission durable, ils célèbrent en collaboration avec les ONG, de grandes messes écologistes. Les appels à l’Union sacrée comme le Grenelle de l’environnement ne serviront cependant jamais qu’à canaliser les inquiétudes et à neutraliser les possibilités de refuser ce monde mortifère. “Citoyen” ! On t’ordonne de devenir “écoresponsable”, de faire du vélo, de trier tes déchets… pour sauver la planète.

Les enfants sont les premières cibles de ces injonctions et prescriptions. Ce sont eux qui doivent faire la leçon à leurs parents et exiger le respect des consignes. Petit flic bio en culotte courte deviendra grand pourvu que Monsanto TM lui prête vie.

Les “mesures pour sauver la planète” ne remettent rien d’essentiel en cause : les éoliennes comme pis-allers technologiques et “alternatifs”, les pastilles vertes comme mesures fiscales, le traçage des bestiaux comme la multiplication des obsessions hygiénistes et sanitaires, le développement des biocarburants comme l’essor d’une industrie “écologique”, les ampoules basse consommation comme les appels obsessionnels au rationnement… Tout cela est utilisé pour faire accepter comme des impératifs absolus, les efforts et sacrifices indispensables à la survie de ce monde tel qu’il est. D’un monde de la production forcenée où tout et tous ne sont que des marchandises. D’un monde où grosso modo ce seront toujours les mêmes en haut et les autres en bas. D’un monde toujours plus quadrillé où toute mesure étatique n’est jamais qu’une coercition de plus, et gare à la matraque qui vient redresser ceux qui “désécobéissent” !

Refusons la mise aux normes des gestionnaires et bénéficiaires du désastre annoncé : refusons l’embrigadement consenti, le rationnement volontaire ; refusons la domestication équitable et l’écologisme de caserne.

PARCE QU’IL N’Y A PAS DE LIBERTÉ DANS LES DÉCOMBRES INDUSTRIELS, PARCE QUE MANGER UN YAOURT BIO DANS UNE DÉCHARGE MONDIALISÉE N’EST PAS LA LIBERTÉ, PARCE QUE LA LIBERTÉ COMMENCE PAR LE SABOTAGE DE CE MONDE QUI NOUS DÉTRUIT.

Mais bon, alors après le sabotage, la décroissance ?

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