juil 04 2008

“Mardi” ! Le petit homme et le rapport à l’argent

Voici une petite vidéo très drôle et très percutante qui circule actuellement sur le Net.

Très en phase avec l’actualité (pouvoir d’achat, valeur travail… et autres foutaises) et les valeurs de simplicité volontaire que de plus en plus de citoyens défendent.

 

 

D‘ailleurs, on ne serait que trop vous proposer d’aller jeter un coup d’oeil sur le site de ces deux jeunes auteurs : http://charlydupuis.com/

On y trouvera entre autres la vidéo “Lundi” à propos du travail et tout un tas d’autres qui vaillent la peine qu’on s’y arrêtent.

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juin 27 2008

Pique-nique de la simplicité volontaire - dimanche 29 juin (rappel)

Champs de coquelicotsComme on vous l’avait dit dans un post précédent, on va se faire un petit pique-nique dimanche 29 juin au parc de Bercy à Paris (on a choisit un endroit un peu central) et on vous propose de vous joindre à nous.

N‘imaginez pas que nous avons prévu un ordre du jour où un objectif quelconque.  Il s’agit juste de passer un moment agréable et de faire connaissance, d’échanger éventuellement sur nos pratiques.

Pour le plan d’accès, on vous renvoie sur notre premier billet sur le pique-nique (ICI).

Hélène, du blog Compact propose de faire “un grand don“. Si vous avez des objets dont vous n’avez plus l’utilité, apportez-les pour les donner à d’autres qui seraient preneurs. Il ne s’agit pas forcément d’un échange.

Alors si ça vous inspire…

On espère seulement que la météo sera clémente :Météo France annonce un temps très nuageux avec de courtes éclaircies [cf. ici]. S’il ne pleut pas, nous y serons.

Alors peut-être à dimanche. :-)

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juin 22 2008

Leeboon : un journal pour un dialogue culturel entre les enfants du Sénégal et de la France

Publié par Claire et Greg dans Portraits

Donner envie de lire, permettre aux enfants en rédigeant des articles,  de développer le dialogue culturel entre des élèves sénégalais et français, voilà les ambitions du journal Leeboon, créé par un de nos amis Abdou Karim Diop. Un projet qu’on tient tout particulièrement à vous faire partager sur le Plancher des vaches…

 

Abdou Karim Diop

 Bonjour Abdou. Tout d’abord, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Abdou karim diop, je suis sénégalais, bibliothécaire de formation, j’ai 39 ans je suis marié et père de deux charmantes petites filles de six et quatre ans.

 

Peux-tu nous présenter le journal Leboon ?

Le journal Leeboon est un journal pour enfants (format A4 - 8 pages – illustré en deux couleurs - bimestriel) publié au Sénégal.

Leeboon est un journal d’éveil qui donne la parole aux enfants et cherche à revaloriser le conte dans l’enseignement scolaire. Le conte est écrit en français et traduit en wolof (langue nationale la plus parlée au Sénégal), parce que nous estimons que la maîtrise des langues nationales reste une condition majeure pour assurer à nos enfants une éducation performante et adaptée à leur propre réalité.

 

Leeboon : un journal pour un dialogue culturel entre les enfants du Sénégal et de la FranceComment est né ce projet ?

L’idée de créer le journal leeboon date de ma formation à l’EBAD (Ecole des Bibliothécaires Archivistes et Documentalistes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar). Je me souviens que lors d’une enquête que j’avais fait sur la question : « Pourquoi les jeunes ne lisent plus ?», la réponse d’un jeune garçon avait retenu toute mon attention ; il m’avait répondu ceci : « notre refus face à l’activité de la lecture est loin d’être un acte volontaire ; il se trouve seulement qu’enfant, nous n’étions pas initiés à l’amour du livre et de la lecture ».

Et c’est à partir de ce moment là que j’ai eu envie de créer un journal pour transmettre aux enfants le goût de la lecture. Après ma formation j’ai travaillé avec le seul journal pour enfant qui existait au Sénégal (le journal Gunéyi) et en 2001 j’ai décidé de créer mon propre journal pour enfants. Je suis allé voir des amis pour les convaincre et grâce à deux amis (Beydi Tall Ndour un écrivain, spécialisé sur les jeux pour enfants et Mame Abdou Thiouf un illustrateur) nous avons lancé en 2001 le journal Leeboon au Sénégal.

 

Quels sont les objectifs du journal ?

Leeboon se fixe comme missions principales de développer chez l’enfant le plaisir de lire et d’apprendre et de participer à son éveil culturel par le conte. Entre 2001 et 2006 le journal a beaucoup évolué. Aujourd’hui le journal Leeboon se fixe un nouveau défi : offrir un espace de dialogue culturel entre les enfants d’Afrique et le reste du monde. Nous voulons faire du journal Leeboon, un journal de dialogue culturel.

 

Quelles ont été les actions que tu as pu mener jusqu’à présent autour de ce projet ?

Le journal, créé au Sénégal, était tiré à cinq mille exemplaires et distribué dans plus de cent écoles primaires publiques et privées (le coût du journal est de 100 Francs CFA : soit 15 centimes d’euros). Nous avons travaillé avec plusieurs partenaires sur des événements tournant autour du livre et du conte .

Nous organisions chaque année la journée mondiale du livre, pour permettre aux jeunes de rencontrer des écrivains et de discuter avec eux. En 2005 nous avons organisé avec l’association des écrivain du Sénégal «un après-midi de conte». Cette journée a permis à une centaine d’enfants de passer toute une journée avec les plus grands écrivains que connaissent notre pays et l’après midi un grand spectacle de conte leur a été offert.

Au Sénégal, nous avons reçu le soutien de plusieurs partenaires comme l’UNICEF, la ville de Rufisque, le centre culturel Maurice Gueye…

Récemment, en France nous avons participé à la 19e édition de la Semaine de la presse et des médias dans l’école (17-22 mars 2008) en partenariat avec le CLEMI (Centre de Liaison de l’Education et des Moyens d’Information). Trois cent exemplaires du journal ont été distribués gratuitement à des centaines d’écoles dans toute la France. Nous avons pu réaliser cette distribution grâce au soutien de nos amis qui partagent notre combat.

Jusqu’à cette date, et malgré les nombreuses demandes de subventions que nous avons faites, nous n’avons pas encore eu la chance d’en bénéficier. Cela ne change en rien à notre règle qui est de faire avec les moyens du bord. Nous estimons que l’essentiel est de faire bien les choses, et de relever petit à petit les défis que nous nous fixons.

 

Par qui et comment est rédigé le journal ?

Le journal est rédigé par les enfants et il y a une équipe qui corrige leurs textes.

Seules les rubriques “le dossier du mois” et “le conte” sont réalisées par l’équipe du journal et les conteurs qui le composent. Mais il arrive souvent que des enfants nous envoient de beaux contes que nous publions.

 

Au fait, “Leeboon”, qu’est-ce que ça veut dire ?

Leeboon est un mot wolof qui signifie « je vais vous raconter un conte » au Sénégal. C’est ainsi que commence un conte - le conteur dit : « leeboon » – les enfants répondent : «leepoon », qui veut dire : « raconte nous » - et le conteur reprend en disant : « Amoon na fi » qui signifie : « il était une fois »

 

Leeboon : un journal pour un dialogue culturel entre les enfants du Sénégal et de la France

 

A plus long terme, comment espères-tu faire évoluer le journal ?

Nous venons d’élaborer un protocole de partenariat destiné aux maires des villes pour leur demander des subventions pour travailler avec leurs écoles dans le cadre du dialogue culturel entre les enfants – Pour les dix ans à venir notre objectif est de faire de Leeboon le premier journal de dialogue culturel entre les enfants d’Afrique et le reste du monde. Et dans cette lancée nous comptons travailler avec des écoles françaises notamment.

 

Comment les gens peuvent-ils participer pour t’aider à développer ce projet ?

Nous recherchons encore des partenaires pour trouver les fonds pour assurer le tirage du journal pour la rentrée scolaire 2008-2009 .

Notre projet est rentable et, avec les ventes de la première année, le journal pourra se prendre en charge et devenir autonome donc nous sommes prêts à recevoir toute  aide financières pour arriver à assurer le tirage de lancement du nouveau Leeboon prévu à la rentrée scolaire prochaine au Sénégal et en France.

Nous espérons partager ce rêve avec plusieurs personnes, nous restons persuadés qu’il faut jamais s’arrêter de rêver, car c’est le rêve qui nous permet d’aller toujours plus loin…

 

 Si ce projet vous intéresse ou pour plus d’informations…

Envoyez nous un mail que nous ferons suivre à Abdou.

 

 

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juin 21 2008

Lombricomposteur : un beau compost pour nos plantes vertes !

Voilà maintenant plus d’un an que nous utilisons notre lombricomposteur et après avoir été en régime lent pendant l’hiver, l’activité des vers de terre a repris de plus belle depuis quelques semaines.

L‘intérêt du lombricomposteur n’est pas simplement de limiter le volume de notre poubelle en évitant d’y mettre nos déchets verts, mais surtout de pouvoir réutiliser ces déchets et de les valoriser par leur transformation en compost.

Et justement, le moment étant venu pour nous de mettre en place quelques plantations sur notre balcon (cette année juste des plantes aromatiques pour la cuisine), nous en avons profité pour utiliser le compost du niveau inférieur de notre lombricomposteur. Un compost bien mûr, homogène, de couleur sombre et assez humide qui après y avoir ajouté de la terre, nous a donné un beau mélange pour nos petites plantations !

Le lombricomposteur produit aussi du “thé de vers”, un liquide brun qui une fois dilué dix fois peut être utilisé comme engrais pour les plantes. Notre lombricomposteur en produit bien trop pour que l’on puisse tout utiliser mais nous gardons précieusement quelques bouteilles que nous pourrons distribuer à nos proches pour leurs plantes vertes !

Au fait…

Suivez toutes nos aventures avec notre lombricompost en cliquant sur le tag “Lombricompost” ci dessous.

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juin 13 2008

Bébé, écologie et simplicité volontaire au quotidien

Déjà plus de 2 mois que notre petit lutin nous a rejoint sur le plancher des vaches. Le temps passe décidément bien vite. Nous avons désormais commencé à prendre nos marques dans notre nouvelle petite vie de famille et il est tant de faire un premier bilan sur les changements, les possibilités et les limites que cela a induit en matière d’écologie et de simplicité volontaire.

Voici donc un petit tour d’horizon thématique :

 

Alimentation

 

Nous avons opté pour l’alimentation la plus naturelle et la meilleure qui soit pour bébé : le lait de sa maman (cf. notre article sur l’allaitement). Un choix qui demande une bonne préparation en amont, car même si c’est la manière la plus “primitive” d’alimenter bébé, nos instincts de mammifères ont été bien altérés par notre civilisation et il vaut mieux être bien motivée et bien informée pour que les choses se passent au mieux. Gestion des montées de lait, prévention des crevasses sur les seins, positions de bébé pour l’allaitement, durée et fréquences de tétées… Il existe heureusement de bonnes ressources pour répondre à toutes nos questions :

- La Leche League : association de promotion de l’allaitement

- L’allaitement : de la naissance au sevrage - Un ouvrage de Marie Thirion

- Les bonnes copines qui sont passées par là et à qui ont peut tout demander.

 

Bien sûr, pour que l’allaitement porte tous ses fruits il faut que la maman mange bien et notre panier de légumes bio est d’autant plus apprécié en ce moment. “Manger bio est la meilleure chose que vous puissiez faire pour votre bébé” nous a d’ailleurs dit notre médecin.

Et pour la maman : soutien-gorges et coussinets d’allaitement… existent en version écolo et ça ne coute pas forcément plus cher :15€ le soutien gorge en coton bio par exemple - 4,50€ la paire de coussinets d’allaitement lavables en coton bio.

 

Couches

 

Comme nous vous l’avons expliqué récemment, nous avons opté pour les couches lavables (cf. article sur le sujet). C’est à la fois écologique et économique, et franchement c’est très simple d’utilisation et pas plus contraignant que les couches jetables. Mais pour ceux qui n’oserait pas franchir le pas, il existe aussi des couches jetables écologiques. Nous en avons d’ailleurs toujours quelques unes sous la main pour le cas où nous n’ayons pas de couches lavables de propres où pour les fois où il peut être plus simple d’utiliser des couches jetables (si on se déplace pour un week-end par exemple).

Déplacements

Pour transporter bébé on nous a prêté une poussette/landau/cosy qui nous rend bien service, mais surtout, nous avons investi dans une écharpe de portage. Nous avons trouvé quelqu’un pour nous pour apprendre à nous en servir (de nombreuses associations proposent des séances pour apprendre à mettre les écharpes et il y a également des tutoriels sur internet : cf. l’Arbre à bébés) et après quelques séances d’entrainements, nous baladons désormais bébé dans sa belle écharpe et il adore ça (blotti, contre maman ou papa, l’idéal pour faire une bonne sieste).

 

Echarpe de portage

C’est pratique, peu encombrant et permet de transporter bébé partout (idéal notamment dans les transports en commun). Il ne faut pas hésiter à choisir un modèle de bonne qualité qui sera plus confortable pour le porteur, comme pour bébé et permettra de transporter votre petit bout de chou jusqu’à 3 ans environ. Et bien sur optez pour un tissu bio et teinté avec des substances non toxiques (compter 60 à 100 euros environ pour une bonne écharpe). Rien de plus simple et de plus écolo !

 

Hygiène - santé

 

Là-dessus, il est parfois plus difficile de mettre en pratique nos convictions écologiques. Le nettoyage des yeux de bébé se fait par exemple avec des dosettes de sérum physiologiques qui sont un comble de gaspillage en terme d’emballage plastique. Mais on ne peut pas tellement faire autrement.

Pour la toilette, un simple savon et le tour est joué. Nous nous sommes faits un peu piéger en achetant quelques produits (bio) du type shampooing, crème hydratante… qui pour l’instant ne nous servent pas du tout. La baignoire nous a été prêtée. Pour les fesses de bébé, on utilise des lingettes lavables et nous allons bientôt tester une recette que l’on peu faire soi-même de bio-liniment à base d’huile d’olive (bio) et d’eau de chaux.

 

Jouets

 

Notre lutin ayant été bien gâté, ses jouets sont essentiellement des cadeaux qui lui ont été offerts. Nous avons aussi récupéré des jouets que l’on nous a donné ou prêté. Pour les quelques petites choses que nous avons acheté, on peut désormais trouver de nombreux jouets respectant des critères écologiques et de commerce équitable : doudous, jeux d’éveils, portiques… en bois, en coton bio… Il commence à y avoir un peu de choix. Il faut aussi se rappeler qu’à cet âge, bébé n’a pas non plus besoin d’une montagne de jouets mais juste de quelques uns qui soient bien conçus.

 

Plus grand, on sait bien que les enfants peuvent jouer avec tout et n’importe quoi et qu’avec un peu de récup’ et d’imagination, on peut trouver plein d’objets qui feront de très bon jouets pour notre lutin. On vous montrera ça le moment venu, selon notre inspiration.

Mobilier - équipement divers

Nous avons acheté quelques trucs neufs : un lit et une table à langer mais avec du recul, nous aurions pu acheter des meubles d’occasion. Il existe aussi du mobilier pour bébé en version écolo : lits en bois certifié… C’est plus cher mais quand on peut se le permettre c’est un acte militant ! Pour le reste, on a une commode de récupération retapée et une chaise haute achetée 10€ à la brocante qui ne demande qu’un petit nettoyage et une couche de peinture.

Coté literie, on a investit dans un bon matelas version écolo en latex naturel et des draps housse en coton bio. On trouve également des gigoteuses, tour de lit, couvertures… en matières naturelles par exemple sur le site Terralana. Comme c’est assez cher, nous n’avons pas tout pris en version écolo mais on s’est fait prêté des gigoteuses et le tour de lit a été fabriqué par maman (cf. article sur ce sujet).

 

Photos

Aie aie aie… alors là coté simplicité volontaire, il y a du boulot… On accumule, on accumule et on se retrouve actuellement avec un gros boulot de désencombrement pour enlever toutes les photos “qui sont floues mais où il est tellement mignon dessus”, “où il est tellement mignon même si c’est la quinzième photo semblable que l’on a fait” et puis il y a les photos dans le bain, les photos où il dort, les photos où on lui change sa couche, les photos de ses premiers sourires, les photos avec son si mignon pyjama, les photos où il regarde ses jouets, les photos avec papa, les photos avec maman, les photos avec papa et maman, les photos de ses si mignonnes petites mains… A peine 2 mois et déjà près de 400 photos numériques (sachant qu’on a déjà fait un peu tri).

 

Vêtements

 

Entre ce que l’on nous a prêté et ce que l’on nous a offert, nous n’avons quasiment rien besoin d’acheter jusqu’à ses 6 mois ! Ensuite, même si nous avons craqué sur quelques pyjamas trop mignons ou autre (cf. article sur le sujet). Nous avons également testé l’option “occasion” en allant à une brocante où nous avons pu trouver plein de vêtements quasiment neufs et de bonne qualité pour des prix dérisoires : pyjamas, vestes, ensembles entre 1 et 3€, bodies autour de 0,50€ et un petit bob pour cet été à 0,20€. Ca vaut vraiment le coût et c’est plus intelligent que d’acheter du neuf.

Au final, il existe pas mal de façon pour consommer de façon un peu alternative quand on a un bébé : produits écolo et équitables, achats d’occasions et bien sûr récup auprès de la famille et des amis !

 

 

Quelques pistes pour trouver des infos et des produits écolo pour bébé :

- Bébés en vadrouille

- Bébé au naturel

- l’Arbre à bébés

- Natiloo

- Terralana

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juin 06 2008

Pique-nique de la simplicité volontaire - dimanche 29 juin

Plusieurs lecteurs de notre blog nous ont suggéré d’organiser une petite rencontre autour du thème l’écologie et de la simplicité volontaire afin de faire connaissance entre nous et d’échanger nos petites expériences en la matière. Nous avons trouvé l’idée très bonne. C’est vrai que se rencontrer en personne, c’est plus sympa que de communiquer uniquement par blogs et commentaires interposés.

 

Alors nous nous lançons et nous proposons d’organiser le premier pique-nique de la simplicité volontaire pour tous les gens de la région parisienne intéressés (ou de plus loin pour les plus motivés :-) ) le 29 juin à partir de 12h30 dans le parc de Bercy à Paris, dans le XIIème arrondissement (près du caroussel bleu - cliquer deux fois sur l’image pour agrandir).

 

Plan pour le pique-nique de la simplicité volontaire

Pour y accéder :

 

  • Métro 1 : arrêt Gare de Lyon
  • Métro 14 : arrêt Bercy ou Saint-Emilion
  • RER A : arrêt Gare de Lyon
  • Vélib n° 12026

On fera une petite pancarte avec l’inscription “Pique-Nique SV”.

 

Chacun pourrait apporter quelque chose à manger ou à boire à partager avec tout le monde.

Et comme plus on est de fous, plus on s’amuse, n’hésitez à venir avec vos amis et à relayer l’information.

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juin 05 2008

Emission de radio : “La maison écolo, est-ce vraiment source d’économie ?”

Sur France Inter, l’émission Service public était consacrée aujourd’hui à la construction écologique. Les invités étaient Jean Lardin, Président de la CAPEB (confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) et Philippe Pelletier de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat).

Vous pouvez écouter l’émission sur internet pendant 10 jours à l’adresse suivante :

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/index.php?id=68278

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juin 02 2008

La semaine du microcrédit du 3 au 7 juin 2008

Publié par Claire et Greg dans Microfinance

A partir de demain, débute la 4ème édition de la semaine du microcrédit , organisée par l’ADIE (Association pour le droit à l’initiative économique).

Qu’est ce que la Semaine du Microcrédit ?

 

“La Semaine du Microcrédit ” est une manifestation organisée par l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique).

 

Pendant cinq jours, du 3 au 7 juin 2008, des forums seront organisés dans des lieux publics à Paris et dans toute la France pour permettre aux potentiels créateurs d’entreprise de s’informer, de présenter leur projet, et de discuter de sa réalisation avec des créateurs en activité ainsi qu’avec des équipes de l’Adie.

 

A qui s’adresse la Semaine du Microcrédit, créez votre emploi ?

 

La Semaine du Microcrédit s’adresse en particulier aux demandeurs d’emploi ou allocataires du RMI, exclus du système bancaire classique souhaitant créer leur entreprise, mais aussi à toute personne qui souhaite en savoir plus sur l’Adie.

 

Comment faire si je ne peux pas me rendre sur les forums ?

 

Ce site vous permet d’obtenir les informations principales sur le microcrédit. Vous pouvez également envoyer votre dossier à un conseiller Adie grâce à ce site Internet depuis la rubrique “Je me lance, je dépose mon projet” ou appeler le numéro vert de l’opération :

 

 

Où se tiendront les forums ?

 

D’une durée de cinq jours, du 3 au 7 juin, la Semaine du Microcrédit se tiendra dans les lieux publics tels que des places d’hôtel de ville, des rues piétonnes, des galeries marchandes ou encore des marchés.

 

Organisés dans toute la France, ces forums permettront aux potentiels créateurs d’entreprise de s’informer, de présenter leur projet, et de discuter de sa réalisation avec des créateurs en activité ainsi qu’avec des équipes de l’Adie.

Liste des lieux de forums : http://www.semaine-microcredit.org/infos.php

 

Rappelons que la microfinance, c’est l’ensemble des services financiers destinées aux personnes exclues du système bancaire classique.

Dans le monde, il y a environ 100 millions de clients de la microfinance (microcrédit, microassurance, épargne…).

En France, l’ADIE a octroyé environ 10000 prêts en 2007, soit une croissance de 30% par rapport à 20061. Ces prêts sont destinés à la création de microentreprises. Depuis 1989, année de création de l’ADIE, pas moins de 54775 emplois ont été créés grâce au microcrédie.

Cette progression est sans nulle doute liée à la popularisation de la microfinance en France, notamment grâce au prix Nobel de la Paix 2006 de Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh. Les précedentes éditions de la semaines de la microfinance y sont également pour beaucoup.

La situation de l’ADIE est assez paradoxale, puisqu’elle est financée en grande partie par des banques pour accorder des prêts à des gens exclus du système bancaire. En plus, en cas de défaut de payement (6.41% d’impayé au 31/12/07), c’est l’ADIE qui endosse les pertes, pas les banques. Mais peu importe, seuls les résultats comptent et on ne peut que se féliciter de cette réussite et on souhaite que l’ADIE parviennent rapidement à son seuil auto-suffisance financière.

Pour en savoir plus :

  1. Source : rapport d’activité de l’ADIE 2007 []

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mai 31 2008

Scandale alimentaire - de l’huile de moteur dans notre alimentation…

canard_du_canard_enchaine.jpgVoici quelques extraits d’articles du “Canard Enchainé” parus durant le mois de mai à propos de la contamination de denrées alimentaires par de l’huile… de moteur. Lesquels produits sont en grande partie encore en rayon parce qu’”il n’y a aucun danger sur la santé” et “aucun impact sur le goût” d’après le service de répression des fraudes.

Ces articles démontrent - une fois de plus - que dans notre belle société moderne, la santé humaine est sacrifiée sur l’autel des profits.

Il faut faire circuler ces infos le plus largement possible. D’après le Canard Enchaîné de cette semaine, l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires) attend d’éventuelles reprises des informations par la presse pour commencer à réagir… Et si on les aidait ?

Une liste non exhaustive (et pour cause) des produits contaminés par de l’huile de moteur, fournie par le même Canard enchaîné, est donnée dans la note de bas de page.

 

[Le Canard enchainé, 14 mai 2008] Achetées en Ukraine, 40000 tonnes d’huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n’ont pas du tous disparu des rayons français.

Depuis le 5 mai, de mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l’huile, etc… préparées avec de l’huile de moteur sont en vente dans les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sur, le consommateur n’a pas été informé…

Officiellement, tout commence le 21 avril dernier, quand le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et accessoirement propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes que son usine de Sète, où est raffinée de l’huile de tournesol brute, il y a un sérieux pépin. Une grosse rasade d’huile achetée en Ukraine est farcie à l’”huile de moteur“, huile minérale dérivée d’hydrocarbure. Et pas qu’un peu : d’après nos informations, sur 2800 tonnes d’huile apparemment irréprochable, livrées en France, 19 tonnes auraient mieux fait d’aller graisser des rouages et des pistons que des gosiers. Deux jours plus tard, la France informe officiellement ses voisins européens : cette cargaison fait partie d’un énorme lot de 40000 tonnes, qui a atterri non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Et c’est tout le lot qui a été trafiqué ! De quoi, pour les escrocs, se faire du beurre : sachant que la tonne d’huile de tournesol brute est vendue 1800 euros et que d’après les confidences d’un fonctionnaire de la Commission européenne, ce sont en tout pas moins de 280 tonnes d’huile de moteur qui ont été introduites en douce dans les containers, les margoulins d’Ukraine ont empoché un bénéfice de 504000 dollars (moins ce qu’ils ont déboursé pour l’huile bidon, certes, mais celle ci coûte des clopinettes).

A partir du 26 avril, la Commission européenne et la répression des fraudes rendent publique l’alerte. Officiellement, l’huile de tournesol frelatée mise en bouteilles et les plats préparés à partir de cette mixture ont tous été retirés des rayons et “n’ont pas atteint le consommateur“. Fort bien, mais, au fait combien de lots ont été retirés en tout ? Questionnée par “Le Canard”, la DGGCRF, autrement dit, la Répression des fraudes, explique que “compte tenu du nombre d’entreprises concernées, il est impossible d’en connaître le nombre exact“. Chez Carrefour Promodès, enseigne qui possède la moité des grandes surfaces alimentaires en France, on admet du bout des lèvres avoir retiré pas moins de… 200 produits concernés !

Bref, tout baigne. Sauf qu’il reste un léger problème : Saipol, la maison mère de Lesieur (laquelle marque a fait répondre au Canard par son agence de com’ qu’elle n’était “en rien concernée“), a reçu sa cargaison d’huile frelatée fin février. Et n’y a vu que du feu. Jusqu’à ce qu’un mois plus tard un industriel du nord de l’Europe, destinataire du même lot, l’informe après analyse que quelque chose clochait dans l’huile de tournesol ukrainienne . Et ce n’est qu’un mois plus tard que Lesieur a enfin sonné l’alerte auprès de la Répression de fraudes. La question qui se pose est cruciale : combien de produits assaisonnés à l’huile frelatée ont été conditionnés et commercialisés entre-temps ? Saipol reconnait avoir raffiné l’huile en question pour la vendre ensuite à une trentaine de clients de l’industrie agroalimentaire1 , dont il refuse de citer les noms. Mystère et salade verte. […]

Mais il y a plus sérieux : contrairement à ce qu’ont d’abord assuré la Commission européenne et les pouvoirs publiques français, tous les produits additionnés d’huile contaminés n’ont pas été retirés des rayons. En effet, le 2 mai, la Commission européenne s’est fendue en catimini d’une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d’huile de tournesol frelatée. […]

Comme l’admet la DGCCRF dans une note adressée au Canard, le 7 mai, “en l’absence de toxicité aiguë”, tant pis pour les mayonnaises et autres petits plats déjà vendus. “Aucun rappel” n’a été effectué .[…]

Bref, il va s’en dire que les entreprises vont se cacher derrière les recommandations du service public. Pour une affaire qui sort dans la presse, combien sont inconnues ? Comment faire confiance aux agro-industries actuelles qui préfèrent nous empoisonner plutôt que de perdre de l’argent ? Pour l’intérêt de notre santé, nous savons ce qu’il nous reste à faire… cessons de consommer ces produits et parlons-en autour de nous.

  1. [Source la canard enchainé du 21 mai 2008] Parmi lesquels on trouve Saupiquet, Unilever (propriétaire de Knorr, Magnum, Fruit d’Or, Miko, Planta Fin, Amora…) mais également Carrefour Promodès et Auchan. Ainsi, on peut trouver cette huile de moteur dans des batonnets de Surimi, du cèleri rémoulade, de la soupe de poisson en conserve, du poisson pané, des paupiettes de veau, du thon et des sardines à l’huile, mais aussi dans la pâte à tartiner chocolatée, le blé pour petit déj’, les gauffrettes à la confiture, les barres céréalières et sucrées pour les enfants, les cookies et bien sur la mayonnaise, le tarama, la sauce béarnaise et enfin de la sauce vinaigrette []

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mai 30 2008

OGM : “un crachat contre la démocratie”

Décidément, le projet de loi sur les OGM fût à multiples rebondissements. En une semaine, le projet était rejeté à cause d’un regrettable “incident de parcours” (une motion de procédure du communiste André Chassaigne) puis rétabli suite à une “Commission Mixte Paritaire“. Le voilà maintenant adopté définitivement par l’Assemblée Nationale et le Sénat… (cf. Le Monde du 22/05)

Enfin, rappelons que près de 80% des français sont contre les OGM. Mais ça ne semble pas très important.

Quels enseignements tirer de cette sombre affaire ?

La question des OGM va au delà du clivage actuel gauche/droite puisqu’une grande partie des députés UMP étaient absents lors de la première séance de vote. On pourra arguer une simple et malheureuse coïncidence. Il n’en demeure pas moins que statistiquement, les députés UMP n’avaient pas moins de raison d’être présent dans l’hémicycle que les députés de gauche. D’ailleurs, comme par hasard, les députés étaient massivement présents pour le rattrapage. Il y avait forcément un peu de désapprobation de la part de certains députés de la majorité.

 

OK ! Mais il n’empêche que la loi a été retoquée une fois par le parlement. Certes, il l’a été d’une voix, mais jusque là, le processus démocratique avait été respecté. Ne fallait-il pas en rester là ? Et bien non, comme toute démocratie agonisante, on cherche à imposer les lois et on a sorti du chapeau cette Commission Mixte Paritaire qui a remis le texte en selle qui a engendré son adoption finale par le parlement et quelques jours après, par le Sénat .

 

Dans cette triste situation, ce que le gouvernement refuse de voir, c’est qu’il ne s’agit pas de choisir entre le fromage et le dessert, c’est bien plus grave que ça. Aucune étude sérieuse et indépendante n’a jusqu’à maintenant prouvé que les OGM étaient sans danger pour la santé. Les mettre sur le marché, c’est criminel pour les agriculteurs qui les cultivent et inconscient pour les parlementaires qui ne comprennent rien des enjeux sanitaires.

 

Mais bon, soyons ouvert d’esprit et acceptons l’idée du bien fondé des OGM (c’est purement hypothétique et bien difficile à la fois). Reste tout de même qu’on doit avoir la liberté de les consommer où non. Là encore, c’est une liberté qui disparait. Tout produit contenant moins de 0.9% d’OGM n’est pas tenu de porter aucune indication sur son contenu en OGM. Tous les produits… même ceux issus de l’agriculture biologique. Alors que “Sans OGM” devrait signifier 0% d’OGM1.

 

Enfin, la demande d’organisation d’un référendum sur la question des OGM a été purement et simplement rejetée. Faut pas abuser, c’est bien trop démocratique… Et puis le dernier exercice du genre portait sur la constitution européenne et le résultat n’a pas été à la hauteur des attentes gouvernementales… Donc ne prenons pas de risque, “ce n’est pas la rue qui gouverne” !!!

Et maintenant, on fait quoi ?

Les députés socialistes ont demandé un arbitrage du Conseil constitutionnel… Il n’est pas certain que ça change grand chose.

 

La question du renforcement de l’évaluation environnementale des OGM est inscrite à l’ordre du jour du conseil européen des ministres de l’environnement du 5 juin 2008. Si la question environnementale est importante, l’incertitude sanitaire n’en est pas moins cruciale. Gardons à l’esprit que les sénateurs et les députés viennent d’ouvrir la porte à un possible scandale sanitaire dans les prochaines décennies. Beaucoup ne seront plus là pour faire face à leur responsabilité et prétendre qu’ils ne savaient pas !

 

En attendant, la meilleure solution reste de consommer bio. Ce n’est toutefois pas sans poser de problèmes puisque la surface agricole utile dédiée à l’agriculture biologique n’est que de 2% en France. Il y a donc nécessité d’importer et là, on tombe sur des problèmes environnementaux liés aux transports de ces marchandises. Alors il faut convaincre nos agriculteurs de se convertir massivement. Il faut trouver des mécanismes financiers pour aider ceux qui sont endettés et à qui on voudrait imposer des OGM, à participer au développement de la seule filière qui assure l’intégrité alimentaire (à 0.9% près… :-) ).

 

Pour les agriculteurs qui ne peuvent ou ne veulent pas se convertir au bio mais qui s’opposent farouchement aux OGM, ils pourraient créer un syndicat pour les représenter, parce qu’on sait tous que la FNSEA est dirigée par quelques grands groupes agro-industrielles et ne représente plus la majorité des producteurs.

 

S‘il y a contamination des cultures traditionnelles par les OGM, il faudrait systématiquement attaquer, via le syndicat, les agriculteurs à proximité cultivant les OGM et demander de très lourds dédommagements. C’est bête, mais taper au portefeuille est souvent un bon levier. Il y a juste que c’est à l’agriculteur contaminé de prouver qu’il l’est… Au passage, la loi qui vient d’être adopter, fait porter la responsabilité de la contamination à l’agriculteur, pas aux semenciers.

 

Il faudrait également continuer les campagnes anti-OGM, notamment en dénonçant publiquement les lieux de culture et le nom des exploitants. Attention, la loi sur les OGM qui vient de passer a inscrit un “délit de fauchage”… :-)

 

Comme une partie des OGM sert à l’alimentation des animaux, il faudrait que les consommateurs fassent pression pour que la traçabilité remonte jusqu’aux fournisseurs de l’alimentation des bêtes. Et il faut donc qu’on sache si l’animal a été nourri aux OGM ou non.

 

Nous n’irions pas jusqu’à suggérer à Greenpeace, ONG connue pour ses coups d’éclats, d’aller épandre, par erreur, des produits (écologiques) sur les champs d’OGM, afin de les rendre impropre à la consommation.

Naturellement, on pourrait nous reprocher de bafouer la liberté de culture des OGM. Mais non, que ceux qui veulent le faire le fasse, mais soient 100% certains qu’il n’y a pas de dissémination… Et on sait déjà qu’elle existe !

Du côté politique, notre voix électorale doit servir à dénoncer la vacuité intellectuelle de nos députés et sénateurs.

Mais au fait, la liberté de cultiver des OGM prévaut elle sur la liberté de vivre dans un environnement sain ?

 

  1. Rappelons que ces 0.9% sont le résultat d’une décision du conseil européen (12 juin 2007), estimant que la dissémination était inévitable mais que les effets des OGM acceptables au dessous de ce seuil. C’est un moyen de tuer la filière bio, petit pas par petit pas. []

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